Party at dawn [PV Ruby]
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Jeu 22 Nov - 9:41

- Non, Sally, je t'ai déjà dit non.
- Mais de quoi est-ce que tu as peur, au juste?
- De ceux comme moi. Et il y en a là où je vais. Donc tu ne viens pas, et ça n'est pas sujet à débat.
- M-.
- Cesse.

Une voix plus autoritaire, plus menaçante. Un regard noir qui se verrouille, fixe, lourd de sens. Il s'est retourné vers elle alors qu'il préparait ses affaires, debout dans leur salon. Jusqu'ici, la discussion se faisait l'un dos tourné à l'autre, comme s'il n'avait pas envie de la confronter sur le sujet. Parce qu'il n'aime pas la restreindre comme ça, mais qu'il n'aimerait encore moins la mettre en danger. Et qu'il se méfie des siens. De ceux de la nuit, ceux qui se nourrissent du Rouge de Vie. Mais elle a insisté. Elle voulait l'accompagner à cette fête où il a été invité, être avec lui. Elle a insisté, encore et encore, jusqu'à parvenir à épuiser ses dernières réserves de patience.

Alors il s'est retourné, et lui a lancé ce mot au visage, entouré d'une une aura bien différente de l'habituelle. Ici, Elias n'est pas léger, espiègle et amical. L'espace d'un mot, d'un regard, d'un refus, il est froid, intransigeant et intimidant.

Sally s'y confronte, traversée par plusieurs sentiments. De la peur, parce qu'Elias a quelque chose d'inquiétant quand il prend ce ton plus sérieux, si rare chez lui. Quand il la regarde comme ça. De la frustration, parce que la femme qu'elle est voudrait fêter avec l'homme qu'il est, parce que la Goule qu'elle est voudrait tout partager avec son Maître. Puis, enfin, de la résignation : Nul autre choix que celui de se plier au souhait de son Domitor.
Ainsi, elle perd vite son air de protestation, qui s'écroule lentement sur lui-même pour laisser place à un visage triste, hochant la tête. Dés lors, Elias l'avise. Et sa stature froide et imposante change de nouveau. Culpabilité. Il soupire, puis s'approche d'elle, l'enlace. Les mots semblent vouloir sortir, mais mettent un temps à se former.

- Écoute. C'est pas que je veux pas que tu viennes, c'est que c'est dangereux. Tu te rappelles de comment est-ce que ça s'est passé la dernière fois que j'ai eu à te dépêtrer du danger?

Il la darde d'un regard grave, et elle esquive ce dit regard, une moue désabusée au visage. Un air de... « Il a raison ». Même si c'est un aveu difficile et désagréable.

- Je sais.
- Alors efface-moi cette moue boudeuse de tes lèvres, tu veux ?

Un échange de regards, alors qu'elle remonte enfin ses prunelles vers les siennes. Un sourire sur le visage d'Elias, se voulant rassurant, chaleureux. Hésitante, elle finit par le lui rendre, apparemment touchée par son discours. Finalement, les lèvres de l'artiste vont se poser sur les siennes, en un baiser qui ne tarde pas à devenir langoureux – mais pas sanguin. Lorsqu'ils se séparent, il lâche un léger rire.

- J'te ramènerai un souvenir, promis.
- Profite pas de m'avoir convaincue pour me prendre pour une idiote. Tire-toi à ta fête avant que je change d'avis.
- Oui madame.

Ils s'envoient leurs piques avec cette attitude joueuse dans leurs mots et mimiques. Intérieurement, Elias souffle, satisfait. Il sait que c'est normal, cette envie chez elle. Et quelque part... Il apprécie. Mais la suite, c'est une suite qu'il va écrire seule.
La suite, c'est l'invitation de ce Toréador local à une petite sauterie nocturne.

***

Bien que ce soit plus subtil que ça.

Thomas Keller est un critique d'art influent basé sur Chicago. La ville constitue son fief, mais ses mots font et défont des carrières bien au-delà des frontières de la ville. Son avis est écouté et respecté, ses conseils avisés... En bref, c'est un homme avec qui il fait bon s'entendre. La quarantaine d'apparence, tempes grisonnantes, barbe propre et physique carré, l'individu est connu comme un homme sociable, mais intransigeant, aimable mais arrogant. Entre autres choses et faits de caractère divers et variés.

De pourquoi il est moins connu, c'est sa Non-Vie, et son appartenance au clan Toréador.

Ainsi, lorsqu'il eu été lancé le bruit de cette fête organisée par ses soins, l'invitation était double. Une pour les artistes de toute origine, horizon et pratique, puis une autre pour les gens d'art de la société Vampirique – pour être précis, de la Camarilla est affiliés. Par bouche-à-oreilles, un certain nombre de personnes a  fini convié, par ce soir donner lieu à des festivités plutôt vives, menées par et pour des gens avec en commun le goût des arts en tout genre. Possibilités de rencontre, d'associations... Personne n'a jamais assez de Réseau dans ce milieu, tout le monde peut tirer profit d'un rassemblement social de cet acabit.

Elias y compris. La notoriété grandissante qui lui est attribuée dans son champ d'expertise a attirée l'attention de l'organisateur, qui a alors jugé bon de lui lancer la proposition, évidemment acceptée. Elias n'est ni Toréador, ni Camariste – pas directement, tout du moins -, mais s'est prouvé de compagnie agréable et d'esprit assez aiguisé pour obtenir la sympathie de certains des gens du clan de la Rose.

Alors l'y voici, à la soirée  longuement préparé. Les cloches sonnent vingt-deux heure lorsqu'il se présente au pied Du building où tout cela prend place. Habillé d'un col roulé noir et d'un sobre pantalon de la même couleur, il a opté pour une tenue classieuse mais pratique, simple. Un contrôle, une vérification de l'invitation, et on lui laisse libre-accès à l'ascenseur qui mène à l'un des étages prévus pour l'occasion.

Il y entre en même temps que quelques autres invités, tous guidés vers la cabine jusqu'à avoir un nombre suffisant pour envoyer tout le monde à l'étage désiré. Un regard vers son téléphone, voir s'il a reçu un message... Non. Parfait.

Place à la fête, donc. Même si je reste curieux de quel genre de fête ce cher Keller nous a préparé...
Ancilla de la Camarilla
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Mer 28 Nov - 5:08
L’art. Tout est de l’art. Tout ce qui passe dans nos yeux, à travers nos oreilles, dans notre bouche et notre nez. Le touché, aussi. Tout est de l’art. Pour Ruby, en tout cas, n’importe quoi pouvait être une forme d’art. Toute sa vie elle fut conditionnée à travers le monde de l’art de plusieurs façons. Il faut dire que depuis 300 ans, elle avait vu le monde de l’art évoluer tellement vite… Elle regrettait ne pas avoir vécu plus tôt. C’était en effet l’une des choses qui lui apportait le plus de détresse, mais elle essayait de ne pas y penser. Ruby s’était elle-même démarquée dans le monde de l’art sous plusieurs noms. Une peintre qui vit depuis plus de 300 ans, ça dit très vite vampire. La peinture, le dessin et la danse étaient les principaux domaines dans lequel la belle aux cheveux de neige excellait. Elle n’avait pas encore commencé à toucher aux instruments, mais elle avait toute l’éternité pour faire ça. Le violoncelle était particulièrement attirant pour elle.

Bref, au courant des années, ses œuvres avaient été très appréciées autant par les humains que par les damnés. La Toréador était reconnue pour un style très sombre. Bien sûr, son style s’était adapté avec les années, mais il y avait toujours cette touche qui ressortait. Une touche très unique qui attirait les gens.

C’est pourquoi elle ne fut aucunement surprise de recevoir une lettre d’un certain Thomas Keller pour une double fête qui contenait une salle pour les humains et une pour les vampires. Étant Toréador elle-même, Ruby avait eu à faire avec Thomas Keller bien souvent. Il appréciait beaucoup ses tableaux et elle, ses critiques. Toujours sévères, mais justes. Ça l’aidait à être plus populaire dans l’ère moderne tout en l’aidant pour ses faiblesses. Il est bien certain qu’entre Toréador, toutefois, leurs goûts étaient très semblables.

Habillée d’une belle grande robe chic et serrée contre son corps, qui lui allait jusqu’au milieu des cuisses, la Vampire portait son bandeau sur les yeux ainsi qu’une rose blanche dans les cheveux. Assise dans une voiture complètement noire, d’une marque très chère, elle arrivait au building indiqué dans la lettre. Il était vingt-deux heures, le soleil était couché depuis quelques heures déjà. Ruby avait bu un peu à l’avance une dose de vitae bien précieuse. Elle ne voulait pas se ridiculiser en étant assoiffée de sang dans un évènement publique. Et il y allait sûrement avoir du sang à boire pour les invités. La voiture aux vitres teintées noires s’arrêta devant le building. Son chauffeur lui annonça leur arrivé, sortant de la voiture en premier, faisant le tour de celle-ci pour se mettre dos à la porte de sa dame. Il attendait son signal pour lui ouvrir la porte. Il savait que sa demoiselle n’aimait sortir que lorsqu’elle était mentalement prête.

Ruby cogna sur la vitre, très doucement, mais assez fort pour que son chauffeur l’entende. Celui-ci se retourna et ouvrit la porte de la voiture à sa dame, lui tendant la main pour l’aider à sortir. Un sourire se glissa sur les lèvres de la belle aux cheveux de neige alors qu’elle accepta volontiers l’aide galante de son chauffeur.

    «Merci bien… Je n’aurai pas besoin d’escorte ce soir, Henry. Tu peux retourner à la maison, j’appellerai quand je serai prête à partir. »


Le dénommé Henry, son chauffeur et une goule habitant au manoir des Lichtenberg, fronça les sourcils. Il savait que sa maitresse n’était pas des plus habiles avec la technologie moderne.

    « Êtes-vous cert—»


Un simple sourire et une petite motion acquiesçante de la tête était tout ce que cela pris pour le convaincre. Il avait foi en sa maitresse. Il était dans la famille depuis des décennies. Sans un mot de plus, le chauffer se retourna et embarqua dans la voiture, conduisant doucement au loin. Il était maintenant temps de faire de nouvelles connaissances et d’entreprendre de nouvelles liaisons. C’était très important, dans ce monde. Autant le monde de l’art que celui des damnés. Armée de talons aiguilles noirs, très modernes, la Toréador se dirigea à l’intérieur du bâtiment, se dirigeant dans une cabine qui allait les monter à la salle du party. Elle était en compagnie d’autres gens qu’elle ne connaissait pas. Pour l’instant.

Les portes s’ouvrent et les invités sont accueillis par une salle très chic, très bien décorée. Des nappes blanches impeccables, des beaux rideaux dorés, une ambiance très calme avec de la musique pas trop forte et douce aux oreilles. La Caïnite pris une grande respiration (quoi qu’elle n’avait pas besoin de respirer) et se mis un sourire au visage. Elle avait l’impression que ça allait être une belle soirée. Tout de suite, la vampire l’aperçu, parlant à d’autres invités qui étaient déjà là. Son hôte, lui, tourna les yeux quelques secondes et leur regard se rencontrèrent. Même si celui-ci ne pouvait pas voir ses yeux directement, il sut tout de suite qu’elle le regardait. Il la connaissait bien, Ruby, tout de même. Portant toujours ce bandeau sur les yeux. S’excusant de ses autres invités, l’hôte se dirigea vers la Toréador qui sortait en même temps de la cabine en même temps que les autres. Il ouvrit les bras très grand, s’exclamant fortement.

    « Ruby! Je suis tellement heureux que tu aies pu venir ce soir… Ça n’aurait pas été pareil sans toi! »


Le Vampire lui pris la main, se penchant et lui donnant un baiser sur celle-ci. Toujours très galant, toujours les bonnes manières. Ruby adorait ce côté de lui.

    « Bien sûr que je suis là, Thomas, je n’aurai manqué cet évènement pour rien au monde! C’est toujours un plaisir de faire partie de tes soirées. »


Ils échangèrent un sourire avant que le critique d’art ne la guide vers une table contenant ce qui avait l’air d’être des bouteilles de vin mais qui, après un simple coup d’œil de la Camariste, était bel et bien du sang humain.

    « Le meilleur sang que j’ai pu me procurer, attends, j’ouvre la bouteille pour toi… »


Rien ne battait l’extase du baiser. Rien au monde. C’était l’émotion la plus sublime qui existait sur Terre. Toutefois, dans des situations comme celle dans laquelle Ruby se trouvait, ils ne pouvaient pas se permettre que chacun traine son petit être humain. Ils se contentaient donc du sang extrait. C’était tout de même très plaisant. Thomas s’empressa d’ouvrir la première bouteille de vitae, ce qui attira des regards. Thomas ouvrait la première bouteille pour cette fille ? Elle devait être importante. C’est ce qui commençait à se dire aux alentours. Thomas le savait bien que c’était ce que Ruby voulait. Elle ne dit pas un mot, prenant la coupe que son cher ami Toréador lui tendait. Et le sang coula. Le sang coula dans sa coupe. Juste à l’odeur, la Vampire pouvait dire que c’était du sang de qualité.

    « Pas trop, tout de même, Thomas! »


Il s’arrêta de lui verser la vitae alors que son verre était à moitié plein. Elle qui ne voulait pas trop boire ce soir….

    « Désolé, je me suis laissé emporter. Je voulais vraiment que tu y goutes en premier! »


La belle aux cheveux de neige sentit le liquide dans sa coupe, le faisant tournoyer doucement comme les testeurs de vins font, comme les humains, dans le fond. Elle prit une gorgée, doucement, appréciant chaque seconde que ce liquide passait dans sa bouche et sa gorge. C’était, en effet, du très bon sang. Après s’être essuyée les lèvres avec son pouce, la Vampire tourna la tête vers le critique d’art.

    « Magnifique… Où réussis-tu à trouver du sang de si bonne qualité? »


    « Ah! Ça, c’est mon petit secret, Ruby. »


Il lui fit un clin d’œil puis, se retourna vers ses autres invités.

    « Allez, servez-vous! Vous n’avez rien à payer, c’est sur la maison. »


Il ricana, avec Ruby. C’était une phrase qu’elle entendait souvent, mais qui ne lui importait peu. L’argent n’était clairement pas un problème pour la famille Lichtenberg, mais ça n’avait pas l’air d’être le cas pour tout le monde car plusieurs invités avaient l’air très heureux de cette annonce. Déjà quelques personnes commençaient à ‘’subtilement’’ affluer vers l’artiste qui avait été mise en valeur par leur hôte. Au grand plaisir de la belle.

Oui, ça s’annonçait comme une belle soirée.
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Mer 5 Déc - 1:06
Déjà il se projette.

Déjà, là, coincé dans l'étroitesse de cette cabine métallique qui monte lentement les étages, il a le regard porté vers l'avenir. L'avenir des prochaines minutes, des prochaines heures. Quelle va être l'ambiance de la fête, qui va-t-il rencontrer, de quoi est-ce qu'il va parler. Est-ce qu'il va faire plus que parler ? Toutes ces questions et bien d'autres encore, elles lui passent à travers la tête tandis que l'ascenseur progresse dans son chemin. Yeux au plafond, il semble fixer au travers, le transpercer pour regarder les étoiles. Un air rêveur sur le visage, il ne fait pas trop attention à son entourage dans un premier temps. Seulement quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre commence-t-il à porter son regard autour.

Des gens d'horizon et milieu différent, rassemblés dans l'espace clos. Des looks atypiques, d'autres plus communs... Une diversité justifiée par la nature-même de l'événement : des artistes de tout bord et tout genre confondu ont été invités à l'événement. Furtivement, Elias scrute chacun de ses voisins, le temps d'un vague regard. Son attention se focalise sur quelqu'un en particulier.

Elle.

Elle, avec ses cheveux de neige, sa peau de lune et ce bandage sur ses yeux. Détail curieux, détail qui attire l'attention. Le genre qui fait se poser des questions. Elle n'est pas bien loin, à quelques pas de distance dans la cabine, toute serrée dans cette jolie robe qui épouse son joli corps. Il fixe un instant, partagé entre plusieurs choses. Curiosité, appréciation, familiarité. Oui, ce profil, ces quelques caractéristiques clefs, elles lui disent quelque chose. Une belle Vampire aux cheveux blancs, bandeau aux yeux, artiste de surcroit.... Hm...

ça ne lui vient pas sur le coup. Mais il l'a sur le bout de la langue. Une Toréador, ça il en est certain. Le reste lui échappe.

Il essaie de se rappeler un cour instant, puis la sonnette de l'ascenseur retenti, précédée par l'ouverture de portes. Heh, je finirais bien par me rappeler. C'est la pensée qui lui traverse l'esprit, alors qu'il met fin à sa réflexion et s'engouffre dans la grande pièce. Direction les festivités.

Salle d'immaculé, teinté de blanc et de doré, décorée d'agréables artifices un peu trop flamboyants, bercée par les notes d'une musique apaisante. Puis...

- Eh ben, j'ai cru que t'allais jamais arriver.

Une voix, dés la sortie de l'ascenseur. Un regard sur la gauche, pour y voir Peter. Un sourire.

- Tiens, t'as été invité, toi aussi?
- Tu en doutais?

Un léger rire partagé, puis une poignée de main. Peter est un Anarch Toréador qui s'est vite glissé dans le cercle de connaissances d'Elias. La même passion pour l'art, le même dédain pour ceux trop sûrs de leur pouvoir et influence parmi les vieux de la Camarilla... Entre autre chose. Peter est un graffeur talentueux, jeune d'âge Vampirique, étreint jeune. Il a commencé comme jeune rebelle à faire de jolis dessins sans plus sur les murs, puis s'est peu à peu fait un nom sur la scène assez particulière du graff, à réaliser de véritables fresques ça et là sur les murs de la ville, sur de grandes toiles offertes à ses envies créatives. En partie, il a le même parcours qu'Elias : a commencé d'en bas, monte doucement mais sûrement les échelons. En prouve son invitation à cet événement.

- Tu savais que j'arrivais?
- Me la joue pas. C'était évident qu'on t'enverrait un petit carton d'invit' à la maison
- J'aurais pu refuser
- C'est pas ton genre.
- Heh. Pas mon genre, ouais.

Pas son genre, que de refuser une fête. De refuser des occasions de rencontre, de passer le temps. Alors il est venu, comme l'a prédit Peter. Quelques pas plus tard, ils se retrouvent au milieu des invités, à discuter simplement. Parler de tout et de rien, de leurs dernières œuvres respectives et de sujets plus triviaux, plus volages. Ils parlent, puis arrivé un moment, Elias sent que le regard de Peter quitte le sien pour passer par-dessus son épaule. Fixer quelque ce dans son dos. Et en regrdant un peu tout autour, il voit une multitude de regards se focaliser au même endroit.
Alors Elias se retourne.

Et il la voit de nouveau, elle, cette fois-ci en compagnie de leur hôte de ce soir. Une bouteille en main, une bouteille de sang. Discrètement, un rictus trouve sa place aux lèvres du Malkavien. Il a toujours trouvé ça d'un loufoque amusant, cette façon qu'ont certains de mettre le sang en bouteille comme un vin de qualité. Comme... Comme une façon de se rassurer. « Non, je ne vide pas quelqu'un de son sang, je bois un cru de qualité ». Comme une façon de se mentir, d'oublier la bête prédatrice qui sommeille, là, au plus profond de chacun de ceux ici présents.
Oui, vraiment, il peux comprendre, mais ça l'a toujours fait rire. Autant qu'il a toujours préféré se servir à la source: le sang chaud prélevé à même la gorge sera toujours le meilleur.

La symbolique de ce genre de geste est certaine, dans ce genre de petite réception où chaque geste, chaque apparence compte. Un invité à qui l'on offre le sang avant tous les autres, c'est le signe d'une personne au-dessus des autres dans l'esprit de l'hôte. D'un invité spécial.
Elias quant à lui, s'amuse de ces jeux d'apparence et de faux-semblants, y trouve son amusement sans jamais prendre ça très au sérieux. Trop insouciant pour ça, trop... Libre. Chez lui, ça reste un jeu, rien de plus. Comme beaucoup d'autres choses.

Il observe le sang couler aux lèvres de la femme, et l’appétit s'invite à ses envies, sous ce spectacle. Yeux fixes, il regarde le spectacle avec un soin tout particulier. Comme on regarderait l'objet d'une faim lentement cuire au-dessus d'un feu. Alors, lorsque Thomas lève le drapeau de la course à la consommation, Elias ne se fait pas prier. Puis... Puis c'est aussi l'occasion d'aller vérifier une impression.
Une main sur l'épaule de Peter, il lui adresse une maigre risette, puis recentre son regard sur la dame en robe.

- M'en veux pas, je t'abandonne un moment.
Peter suit le regard d'Elias, puis lâche un rire.
- Ha. On m'abandonne pour la première belle intrigante qui passe, hein?
- Ca et un verre de sang, oui.

Il lui répond ça d'un ton gentiment moqueur, puis entame sa marche à travers la petite foule. Un verre en main qu'il fait vite de remplir, il finit par approcher d'elle. D'autres y ont afflué, d'autres y sont. Mais Elias a ce petit truc en plus qui le démarque des intéressés qui se contentent d'une approche timide et de quelques mots glissés maladroitement.

De l'audace, et une bonne mémoire de ses cours d'histoire.

Arrivé à son niveau, Elias s'empare de sa main comme a pu le faire Thomas plus tôt, pour lui faire le baisemain à la Française, selon les codes d'Etiquette de l'époque : s'incliner, jambes serrées, et effleurer sa main du menton sans y poser les lèvres. Auparavant, le geste était fait de la sorte, et embrasser réellement la main était vu comme un manque de manière. Alors Elias procède de la sorte, content d'avoir gardé en mémoire ce petit détail. Il s'est toujours dit que ça pourrait lui servir, avec de plus vieux Vampires.
Lorsqu'il se redresse, il plante ses yeux d'abysse là où seraient ses yeux à elle si elle n'avait pas de bandeau, sans se formaliser de ce détail. Un rictus amusé sur ses lèvres, il parle.

- Vous excuserez mon geste quelque peu cavalier, l'envie de corriger la façon de faire de notre hôte me titille depuis tout à l'heure.

Un faux prétexte, une excuse pour l'approcher, sorte de plaisanterie. Oui, il a effectivement effectué le geste en bonne et due forme, contrairement à Thomas – qui est parti voir un autre groupe entre temps. Est-ce qu'il est là seulement pour ça ? Bien évidemment que non.

- Elias Lavander, du clan Malkavian. Et...

Il se présente, simplement, sans mentir ni cacher son clan. Puis il hésite sur la suite. Il est presque sûr d'avoir mis le doigt sur le doute qu'il avait eu en la croisant, dans l'ascenseur.

- Et si je ne m'abuse, vous êtes Ruby Lichtenberg, n'est-ce pas ? Tseh, pour être tout à fait franc, j'avais cru vous reconnaître dans l'ascenseur sans être sûr, et l'hésitation me brûle la langue depuis tout à l'heure.

Oui, il est quasi sûr de lui. Il a entendu parler d'elle, du fait de ses nombreux contacts parmi les Toréadors. Elle est telle que les gens ont bien voulu la décrire... Hm. Elias pense, puis fait tourner son verre, avant de le lever pour s'offrir une gorgée de rouge. Lentement, le sang coule à ses lèvres, puis dans sa bouche. Une sensation agréable lui prend le corps, ses yeux s'ouvrent un peu plus grand le temps d'une poignée de secondes. Malgré tout... Le ressenti reste moins agréable que celui du sang chaud. Mais soit.

- Je me suis laissé dire que j'avais tout intérêt à venir jusqu'à vous pour découvrir si j'ai raison ou non, dira-t-on.

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